CDI pour les suppléants et délégués académiques du privé : du nouveau au 10 juillet 2009

vendredi 17 juillet 2009

Une nouvelle circulaire, du 10 juillet 2009, vient apporter des précisions à celle du 29 février 2008 :
- pour la continuité des 6 ans les temps de service comme vacataires dans le public (s’ils n’entraînent pas de rupture) sont désormais pris en compte ;
- les services effectués dans des écoles sous contrat simple… ne comptent toujours pas mais ne sont plus « interruptifs » pour les 6 ans ;
- certains congés (voir l’article sur les congés en vigueur depuis mai 2009) peuvent être pris en compte… pour la partie avant le terme du contrat ;
- à compter du 1er septembre 2009, les suppléants ayant obtenu un CDI ou un contrat provisoire sont rémunérés, dès la date d’obtention de leur nouveau contrat, à l’indice 310 (alors que jusque là ils restaient à l’indice 291 jusqu’au contrat définitif).

Ces deux circulaires, qui cadrent l’application de cette mesure aux maîtres du privé sous contrat avec l’État, renvoient par ailleurs aux autres textes en vigueur dans le public : loi du 26/7/05, circulaires du 1/12/05 et du 26/11/07.

Le SUNDEP s’est beaucoup investi dans la préparation puis l’application de la mesure, dans un dialogue permanent avec le ministère, les rectorats et les inspections académiques, essayant d’en étendre l’application au plus grand nombre.
Cela nous oblige d’ailleurs à organiser une défense dossier par dossier.

Stratégie payante puisque le nombre de CDI finalement accordé par le ministère en 2009-2010 est le double de celui prévu initialement : 2.800 au lieu de 1.400 !

Nous devons cependant déplorer :
- l’ignorance quasi totale des précaires par les commissions de l’emploi (et donc par ses co-gestionnaires responsables catholiques et syndicats « dominants ») ;

- les traitements très inégaux d’une académie à l’autre, certains rectorats ayant une approche plus humaine, volontariste pour la réduction de la précarité, quand d’autres appliquent à minima des textes nationaux trop vagues ;

- une mesure de toute façon très insuffisante pour réduire réellement le nombre de précaires dans l’enseignement privé sous contrat.

Nous présentons ci-dessous l’état de la réglementation et des pratiques au 10 juillet 2009.

Profitez aussi du forum qui suit : très fourni (405 commentaires à ce jour !), il a permis d’apporter beaucoup de réponses complémentaires.

N’hésitez pas par ailleurs à contacter nos correspondants locaux.

Il faut tout d’abord rappeler que l’État français a été sommé de se mettre en conformité avec une directive européenne du 28 juin 1999 sur la précarité dans le secteur public. Il l’a fait par la loi du 26 juillet... 2005 !

Ce dispositif est appliqué aux précaires du public depuis la rentrée 2006. Il a donc été transposé avec beaucoup de retard à ceux du privé sous contrat...

Cependant, contrairement à ce qui se passe dans l’enseignement public, et compte tenu du statut particulier des maitres du privé (qui ne sont pas fonctionnaires !), les précaires du privé peuvent accéder par ce biais à la totalité des attributs des « titulaires » du privé sous contrat : mêmes règles d’avancement, de promotions sur listes d’aptitude …

Il faut distinguer trois temps :
- l’obtention du CDI
- l’entrée dans un « contrat provisoire »
- l’obtention du contrat « définitif ».

 1. Précaires du privé ayant bénéficié du CDI en 2008-2009

CDI prévusCDI réalisésNombre total précaires dans le privé *% de précaires dans le privé *% dans le public *
Suppléants 1e degré 250 700 5.279 12,9% (taux qui a plus que doublé en 5 ans) 0,1%
DA 2nd degré 1.150 2.100 16.039 20,2% (taux qui progresse de plus de 4 points en 5 ans) 4,2%
Total 1.400 2.800 21.318

* Chiffres de janvier 2009

 2. Pour l’obtention du CDI

Services retenus dans les 6 ans

Les services effectués exclusivement à l’Education Nationale (y compris l’enseignement supérieur) en qualité d’enseignant ou documentaliste, dans le public ou dans le privé sous contrat d’association.

Comme maîtres délégués (suppléants, agents temporaires, délégués sur postes vacants) dans des établissements sous contrat d’association (quel que soit le degré d’enseignement)
Comme professeurs non titulaires dans le second degré public
Y compris les congés maladie, maternité : le congé maternité non rémunéré au-delà du contrat (au-delà du 31 aout ?) est pris en compte à condition qu’il soit suivi immédiatement après d’un nouveau contrat
Les périodes d’indemnités vacances sont considérées comme des périodes d’activité
Les congés non rémunérés pour raisons familiales (congés parentaux) ou personnelles comptent dans la limite du contrat.

Ex : votre contrat s’achève au 30 juin, votre congé parental commence au 1er mars, le temps du 1er mars au 30 juin sera inclus dans les 6 ans

RAPPEL : pour la prise en compte de ces temps de service, pas d’indication sur le temps de travail hebdomadaire : une heure pourrait suffire.

Sont exclus

Services exclusRemarques
dans les écoles sous contrat simple puisque l’employeur est l’établissement et non l’État. Cela exclut donc l’enseignement spécialisé en 1er degré Précision importante de la circulaire du 10/7/09 : ces services ne sont pas pris en compte mais ils ne sont pas interruptifs des six années
comme vacataire (limités à 200 h par an) dans le public la circulaire du 10/7/09 ne parle plus que des non-titulaires : cela implique que les vacataires pourront désormais être pris en compte comme les contractuels du public s’il n’y a pas rupture de continuité, avancée déjà obtenue dans certains rectorats
dans les établissements agricoles et établissements d’enseignement
supérieur
(ATER, moniteur…)
la circulaire du 10/7/09 mentionne les services d’enseignement effectués pour le compte du seul ministère de l’Éducation nationale
contrats aidés (assistants d’éducation…) difficile à contrer : fixé dans la loi
activités de surveillance dans le public (maîtres d’internat, surveillants d’externat) elles étaient prises en compte dans la 1re version du texte. Ce revirement, imposé par le Ministère de la Fonction publique, semble contestable.
intervenants en langue vivante étrangère dans les écoles primaires publiques ou assistants de langue dans les établissements publics du second degré
CFA ou GRETA refus malgré notre insistance pour ceux payés directement par l’État
années de préparation du concours en CFP et à FORMIRIS difficile car pas de bulletin de paie par l’État : nous avons essayé en faisant appel à une interprétation « intelligente » du ministère, mais …
service national sa prise en compte serait refusée car ce n’est pas une activité d’enseignement
RÈGLE DE CONTINUITÉ :
- l’appréciation se fait sur les mois de septembre à juin inclus.
- les services d’enseignement sont estimés « continus » si, chaque année, le contrat s’est achevé au plus tôt le 30 juin, et si le suivant a commencé au plus tard le 15 octobre.
- de septembre à juin, les rectorats acceptent jusqu’à 2 mois d’interruption maximum par année scolaire, quel qu’en soit le motif.
- les congés maladie, maternité, parentaux (dans la limite présentée plus haut) sont inclus, ainsi que les temps de vacances scolaires (notifiés « indemnités vacances »).

S’il y a une interruption plus longue, le décompte repart à partir du début du nouveau contrat.

En cas de démarrage la 1re année en cours d’année, il faut simplement que la dernière année inclut le temps nécessaire pour les 6 ans.

Pour l’accès au CDI :

- Les DA ou suppléants âgés de plus de 50 ans, et ayant accompli 6 ans de service effectif au cours des 8 dernières années accèdent automatiquement au CDI ;

- Ceux de moins de 50 ans ayant accompli 6 ans en continu, accèdent au CDI s’ils ont un contrat en cours (le CDI peut donc être octroyé en cours d’année scolaire) ;

- Si le contrat n’est pas renouvelé la septième année au 1er septembre, ils peuvent bénéficier d’un CDI s’ils obtiennent un nouveau contrat avant le 15 octobre.

 3. CDI : quels avantages ?

L’appellation « CDI » (contrat à durée indéterminé) est trompeuse :
- ce type de contrat ne garantit pas du tout la reconduction d’une année sur l’autre ;

- le SUNDEP avait revendiqué dès ce stade une « priorité de réemploi », mesure refusée nationalement pas le ministère et l’enseignement privé (dont les trois syndicats « dominants »). Par la pression, nous obtenons cependant que certains rectorats accordent une « attention particulière » aux CDIsés lors des CCM ;

- les gains du CDI se situent :
* pour les congés : le traitement est maintenu pendant les vacances scolaires en lieu et place du versement des indemnités vacances,
* s’il y a perte d’emploi : on obtient le versement d’une prime de licenciement (voir article).

Rémunération des maîtres en CDI : un progrès pour ceux du 1er degré !

La circulaire du 10 juillet 2009 apporte une réponse - partielle - à la sous-rémunération scandaleuse des suppléants du 1er degré, bloqués à l’indice 291.

A compter du 1er septembre 2009, ceux ayant obtenu un CDI ou un
contrat provisoire sont rémunérés, dès la date d’obtention de leur nouveau contrat, à l’indice 310.

Restent à l’indice 291 (soit juste le niveau du SMIC) les autres ...

Pour les DA du 2nd degré, ceux ayant obtenu un CDI ou un contrat provisoire sont rémunérés en tant que maîtres auxiliaires. A la date de l’obtention de leur contrat, ils sont classés dans leur échelle de maître auxiliaire à identité d’échelon, avec conservation de leur
ancienneté.

 4. Obtention d’un « contrat provisoire »

L’entrée dans un contrat provisoire se fait à la nouvelle année scolaire, soit en même temps que l’obtention du CDI, soit après si le CDI a été accordé en cours d’année.

- C’est un contrat de stagiaire sur service protégé ou vacant (s’il en reste… ).
- Pour qu’il soit réellement pris en compte comme période de stage, il faut qu’il soit au moins à mi-temps.
- Tout stagiaire doit être inspecté, sauf s’il l’a déjà été dans les deux années précédentes.
- Si le nombre d’heures est insuffisant la première année, ou en cas de congé maternité ou maladie, ou si le stage n’est pas validé par l’inspection, il peut être prolongé d’un an.
Ex : si vous n’obtenez qu’un mi-temps lors de votre année de stage, vous serez stagiaire pendant 2 ans.
- En cas d’avis défavorable, le rectorat peut procéder à un licenciement.

 5. Obtention d’un « contrat définitif »

- A la sortie de l’année de stage, le maître bénéficie d’une priorité d’emploi (après les pertes de contrat ou d’heures, mutations, lauréats de concours externe puis interne) sur un service vacant, avec un contrat « définitif ».
- En cas de difficultés locales à trouver un emploi vacant, leur dossier remontera à la Commission Nationale d’Affectation (CNA) pour les maîtres du 2nd degré, ou il sera recherché des heures dans un autre département pour ceux du 1er degré.

RAPPEL : dans le privé, l’administration n’a l’obligation d’attribuer au minimum qu’un mi-temps ... Eh oui, nous ne sommes pas fonctionnaires !
Circulaire du 29 février 2008Circulaire du 10 juillet 2009
PDF - 60.1 ko
Contractualisation DA - suppléants Circulaire du 29/2/08
PDF - 56.9 ko
CDI Circulaire du 10/7/09

Commentaires

Logo de « CDIzable »
lundi 11 janvier 2010 à 15h52 - par  « CDIzable »

Bonjour,

Merci pour vos réponses, et pour votre travail en général.

dimanche 10 janvier 2010 à 21h53

Bonjour !!

C’est à nouveau moi...
J’ai reçu hier matin mon état de service, qui confirme mon questionnement... Je vous repose donc la question car la réponse que vous m’apportez n’est pas en adéquation avec celle de l’inspection.

Voilà, en 2004 / 2005 j’étais nommée à l’année sur 3 écoles différentes ;
- Vitré le lundi sous contrat d’assoc’,
- Saint Aubin des Landes le mardi sous contrat simple,
- Bais le jeudi et le vendredi sous contrat simple, école dans laquelle je recevais mes traitements.

Sur mon relevé, cette année n’est pas comptabilisée en vue de l’obtention du CDI, elle est considérée comme si j’avais passé l’année dans une école sous C.S..

Qu’en pensez-vous ? J’ai tout de même eu, à l’année un poste dans une école sous contrat d’assoc’, le fait d’avoir, sur cette même année travaillé dans des écoles sous contrat simple est-il préjudiciable ?

Ai-je été claire... Je l’espère !
En tout cas, merci !!!

Logo de nathalie
dimanche 10 janvier 2010 à 21h51 - par  nathalie

Merci pour vos réponses

Logo de Sundep_redac
dimanche 10 janvier 2010 à 11h16 - par  Sundep_redac

ce qui se passerai si jamais on est pas inspecté ?

L’inspection est un principe, mais d’une part il peut ne pas y en avoir si vous avez déjà été inspectée dans les 2 années précédentes, d’autre part vous n’êtes pas responsables si l’inspecteur ne vient pas.
En toute logique vous seriez donc validée.

et avec ce statut peux on demander un congé formation

Oui. Vous devez même à ce stade bénéficier de tous les congés des « titulaires ».

Logo de Sundep_redac
dimanche 10 janvier 2010 à 10h43 - par  Sundep_redac

le poste que j’occupe cette année devient vacant

Oui, mais il faut dire qu’il l’était tant que vous l’occupiez puisque vous n’étiez jusque là pas prioritaire sur ce poste.

Le SUNDEP avait revendiqué que la priorité démarre dès le contrat provisoire : revendication repoussée par le ministère (qui n’y était pas défavorable au départ) sous la pression des responsables du privé ... et des gros syndicats, qui se voient co-gestionnaires du mouvement de l’emploi.

Logo de Sundep_redac
dimanche 10 janvier 2010 à 10h39 - par  Sundep_redac

Je suis en contrat provisoire cette année et souhaiterais rester dans l’établissement qui m’a accueilli pour ce contrat provisoire

Comme pour tous les stagiaires (les lauréats de concours sont logés à la même enseigne), vous devez repasser au mouvement où, cette fois, vous bénéficierez d’une « priorité », mais après les pertes de contrat ou d’heures, mutations, lauréats de concours externe puis interne.

Cela garantit que le rectorat devra se soucier de vous replacer sur des heures vacantes (c’est obligatoire à ce stade), dans votre spécialité.
S’il n’y en avait pas dans l’académie, votre cas remontera au national.

Si le poste que vous occupiez répond à ces conditions, et si aucun des prioritaires placés avant vous ne le demande, vous pourrez l’avoir.

Logo de Sundep_redac
dimanche 10 janvier 2010 à 10h31 - par  Sundep_redac

Sur l’année scolaire 2004 / 2005, j’ai travaillé, à l’année sur 3 écoles (décharges de directions et 1/4 tps de droit), sur ces 3 écoles, une seule, à l’époque, était sous contrat d’assoc’, cette année est-elle comptabilisable pour l’obtention du CDI ?

Grande nouveauté de la circulaire de juillet 2009, il n’y aura pas rupture de la continuité : le temps en contrat simple sera non décompté mais le temps en contrat d’association sera pris en compte.

Ce n’est pas encore l’idéal (que la totalité des temps dans les écoles sous contrat simple compte), c’est un progrès tout de même.

Doit-on être nommé à plein tps à l’année sur une même école pour que l’année soit valable ? Un mi-temps suffit-il ?

Peu importe le temps de travail, une seule heure par semaine suffirait pour établir la continuité

Logo de nathalie
vendredi 8 janvier 2010 à 09h39 - par  nathalie

Bonjour, Je suis DA en contrat provisoire, j ’aurai mon cdi en septembre prochain si mon inspection se passe bien, j aimerai savoir ce qui se passerai si jamais on est pas inspecté ? et avec ce statut peux on demander un congé formation
merci pour votre réponse

Logo de « CDIzable »
mardi 5 janvier 2010 à 21h05 - par  « CDIzable »

Juste une précision : je suis, pour mon contrat provisoire, sur des heures vacantes.
... Et en cherchant plus en avant, j’ai l’impression que je dois obligatoirement m’inscrire au mouvement...
Mais alors, le poste que j’occupe cette année devient vacant (c’est bien cela ?), et que deviennent mes chances de rester sur ce poste ?
Merci encore.

Logo de « CDIzable »
mardi 5 janvier 2010 à 20h31 - par  « CDIzable »

Bonjour,
Je suis en contrat provisoire cette année et souhaiterais rester dans l’établissement qui m’a accueilli pour ce contrat provisoire. Est-ce possible (automatiquement, j’entends) ou dois-je de toutes façons m’inscrire au mouvement pour la rentrée 2010 ?
Il me semble avoir compris que si je ne m’inscrivais pas (et sous réserve, bien sûr, que mon contrat définitif soit validé par l’inspection et que mon chef d’établissement accepte de me garder), je pouvais alors obtenir mon contrat définitif dans mon établissement actuel. Cependant les informations que j’ai recueillies, parfois contradictoires, m’ont un peu laissée dans le flou.
J’avoue ne pas avoir exploré encore toutes les voies pour clarifier ma situation, mais comme je suis tombée sur cet article en faisant des recherches, je me permets de vous soumettre ma question.
Merci donc d’avance pour votre réponse éventuelle.

Logo de Diditrompette
mardi 5 janvier 2010 à 16h49 - par  Diditrompette

Bonjour !!

deux questions, deux de plus... Voilà 9 ans que je suis suppléante, je m’intéresse de près à la circulaire de juillet 2009 puisque j’ai travaillé ds des écoles sous contrat simple et dans d’autres sous contrat d’assoc’, j’ai demandé ce matin un nouvel état de mes services.
Mes questions sont les suivantes :

- Sur l’année scolaire 2004 / 2005, j’ai travaillé, à l’année sur 3 écoles (décharges de directions et 1/4 tps de droit), sur ces 3 écoles, une seule, à l’époque, était sous contrat d’assoc’, cette année est-elle comptabilisable pour l’obtention du CDI ?

- Doit-on être nommé à plein tps à l’année sur une même école pour que l’année soit valable ? Un mi-temps suffit-il ?

Merci pour votre travail, les autres nous laissent tomber, aucune info nous concernant dans les salles des maîtres...
Didi

Logo de Nicolier Denis
vendredi 11 décembre 2009 à 14h58 - par  Nicolier Denis

Je suis dans ma 10e année d’enseignement et ai été titularisée cette année grâce à la mise en place du CDI. Je souhaiterais connaître mon évolution de salaire.
- ne devrais-je pas changer d’échelon cette année ?

Tout dépend de votre ancienneté et de vos notes (pédagogiques et administratives), lesquelles si elles sont hautes vous permettront de passer au choix.
(voir grille MA

- Dois-je demander l’AE ?

Oui, les inscriptions sur la liste d’aptitude devraient s’ouvrir en février

- Est-ce vrai que l’on peut demander à être certifié quand on a atteint l’âge de 40 ans et que 5 ans se sont écoulés entre l’obtention de l’AE et la demande de certification ?

- Aucune condition d’âge n’est requise mais ne sont pas recevables les candidatures de maîtresqui atteindraient 65 ans avant le 1er septembre de l’année suivante puisqu’ils ne seraient pas en mesure d’effectuer l’intégralité de la période probatoire d’un an.
- être en fonctions au 1er septembre de l’année ou bénéficier d’un congé
- justifier, au 1er octobre, de 5 ans de services d’enseignement ou de documentation dans des établissements publics ou privés sous contrat

Logo de Marie
mercredi 9 décembre 2009 à 11h30 - par  Marie

Je suis dans ma 10e année d’enseignement et ai été titularisée cette année grâce à la mise en place du CDI.
Je souhaiterais connaître mon évolution de salaire. Premièrement : ne devrais-je pas changer d’échelon cette année ? Quel salaire ? Dois-je demander l’AE ? Quand et quel salaire ? Enfin, est-ce vrai que l’on peut demander à être certifié quand on a atteint l’âge de 40 ans et que 5 ans se sont écoulés entre l’obtention de l’AE et
la demande de certification ? Et quel salaire ou quel indice ? Merci pour ces infos car je n’y comprends pas grand chose !

Logo de Nicolier Denis
lundi 7 décembre 2009 à 23h31 - par  Nicolier Denis

je suis institutrice suppléante dans un IME

Du coup vous relevez du contrat simple, votre employeur est l’association même si l’état vous paie.

Conséquence :
- vous allez obtenir un CDI plus tôt (au bout de 18 mois maxi) si vous restez dans le même institution, mais ce CDI de droit privé n’est pas celui dont nous parlons dans l’article, qui lui est de droit public

- vous ne pourrez donc pas bénéficier ensuite du contrat provisoire, puis définitif. Il faut le dire, le contrat simple est une impasse que nous dénonçons.

Votre intérêt est
- soit de passer le concours : vous aurez alors une carrière de « titulaire » (différente des titulaires du public qui sont eux fonctionnaires avec la garantie de l’emploi) avec des garanties quand même importantes (« priorité » d’emploi).
- soit d’aller dans une école sous contrat d’association : là, au bout de 6 ans, vous pourrez bénéficier du CDI de droit public, celui de cet article.

Logo de Lily
lundi 7 décembre 2009 à 19h01 - par  Lily

Bonsoir,
J’ai des questions : je suis institutrice suppléante dans un IME géré par une association. Le directeur de l’IME m’a recrutée au 1er septembre 2009 avec un CDI. Est-ce le point de départ des 6 années ? A l’issue de ces 6 années, que se passe-t-il ?? Est-on « titularisé » comme si on avait passé un concours ?? Enfin, lorsque on cite la circulaire du 10 juillet 2009 et sa disposition qui dit qu’à compter du 1er septembre 2009, les suppléants ayant obtenu un CDI sont rémunérés à l’indice 310, parle-t-on d’un CDI avec l’inspection académique (qui me paye) ou avec l’association qui m’emploie (comme c’est le cas) ?? parce qu’en ce moment, je suis à l’indice 291 à 1087€ net par mois ??? Merci de vos réponses, je suis perdue !!

P.S : de plus, le diocèse m’impose un pré-accord !! Je ne vois pas pourquoi je devrais passer par eux pour travailler dans un IME, c’est privé, mais pas catho !! Mais, ce que j’ai lu sur le forum m’a réconforté !!

Logo de Nicolier Denis
samedi 21 novembre 2009 à 10h56 - par  Nicolier Denis

cela dépend si tu es sous contrat simple ou contrat d’association ! tout est différent !

 ?? Pour ceux qui interviennent en réponse, reprenez la question !

Logo de Nicolier Denis
samedi 21 novembre 2009 à 10h42 - par  Nicolier Denis

Si la question est pour le CDI dans le privé sous contrat, 2 problèmes à priori
- les temps de service dans l’enseignement supérieur ne sont pas pris en compte
- il faut 6 ans en continue ET avoir un contrat la 7e année (démarrage avant le 15/10).

Et ces 2 règles, malgré nos efforts, ne peuvent pas être contournées actuellement ...

Logo de Nicolier Denis
samedi 21 novembre 2009 à 10h27 - par  Nicolier Denis

Toutes les conditions pour se présenter à un concours interne sont dans ce guide.

Pour le dispositif du CDI (« titularisation » au bout de 6 ans) : il résulte d’une décision de justice européenne qui a imposé à la France ce dispositif. C’est donc durable, mais les conditions peuvent évoluer : le SUNDEP, avec Solidaires, revendique d’ailleurs leurs assouplissements.

Pérennité du concours interne dans le cadre de la mastérisation : seuls les titres nécessaires actuellement seront requis pour le concours interne jusqu’en 2015.

Mais le nombre de places à ces concours baisse

Logo de karinka
jeudi 19 novembre 2009 à 18h33 - par  karinka

cela dépend si tu es sous contrat simple ou contrat d’association ! tout est différent !

Logo de Raphael
mercredi 18 novembre 2009 à 10h46 - par  Raphael

Bonjour, juste une question ? le contat peut-il etre retro actif, je m’explique, de 2000 à 2006 je n’ai pas connu de periode de « latence ». ( enseignement superieur jusqu’en 2004 puis enseignement secondaire). Je perçois actuellement l’ARE, suite à la supression de certains poste. comment puis je faire ?
cordialement
Raphael Rubio( Marseille)

Annonces

Clips de Solidaires

Agir maintenant !

Solidaires dans un monde de brutes

Égalité Hommes-Femmes

On lâchera rien

Ode aux manifestants

Brèves

22 février 2017 - Les chiffres officiels des salaires et la réalité !

Les salaires des enseignants varient beaucoup (...)

13 février 2017 - A surveiller : les demandes d’accès au tour extérieur des professeurs du 2nd degré

Entre les vacances de février et celles de (...)

13 février 2017 - Avantage repas pour les salariés et prix du repas

La sécurité sociale a fixé le montant forfaitaire de

1er février 2016 - Bons à tout faire :

La Poste donne l’exemple : les facteurs de (...)

6 novembre 2015 - Pondération dans les sections de BTS et CPGE

Attention, pas d’attentes du jack pot :
les (...)