Une circulaire sur la « sanctuarisation des collèges et lycées contre la violence » ?

jeudi 26 mars 2009

On annonce un chômage massif, des mouvements sociaux d’ampleur inédite n’obtiennent aucune réponse de la part du pouvoir mais Sarko nous ressort son arsenal sécuritaire.

Cela pourrait faire sourire, sauf qu’on découvre tous les jours l’ampleur des régressions des libertés et des droits de l’homme dans notre beau pays depuis que Sarko légifère dans ce domaine : sans papiers, jeunes, militants ou responsables associatifs divers, simples citoyens qui expriment un avis non conforme ... tous sont visés par des mesures de plus en plus lourdes (amendes, gardes à vue, peines de prison ...).

Nouvel arsenal, cette fois en direction des « bandes » (la notion d’appartenance à une bande, très floue, va permettre toutes les exactions policières) ... et la volonté de mettre l’école sous le contrôle de la police.

Réagissons, alertons les parents, les démocrates de tout poil !

Sur une « circulaire en préparation », source AFP, 25 mars 2009

Les collèges et lycées identifiés comme les plus soumis aux intrusions et aux violences pourront se voir affecter des « policiers ou gendarmes référents », selon une circulaire de Xavier Darcos (Education) et Michèle Alliot-Marie (Intérieur) transmise mercredi à l’AFP.

Adressée aux recteurs et aux préfets, cette circulaire fait suite aux mesures annoncées par le chef de l’Etat le 18 mars à Gagny (Seine-Saint-Denis) où un bande avait mené le 10 mars une expédition punitive contre un lycée.

Nicolas Sarkozy y avait annoncé que les établissements scolaires devaient être « sanctuarisés » contre la violence et que les 100 à 200 les plus touchés devaient être identifiés sous 10 jours.

La circulaire vise donc à repérer les « 102 à 204 » établissements du second degré « les plus soumis aux intrusions et aux violences graves dans leur environnement », dans les 17 académies les plus importantes en effectifs.

Ce repérage sera effectué « dans chaque académie par le recteur, en lien avec le préfet de département », dispose le texte. Les résultats devront être transmis « avant le 3 avril ».

Dans ces établissements, les chefs d’établissement devront engager ou actualiser « un diagnostic de sécurité centré sur les mesures anti-intrusion ». « Une attention particulière devra être portée à la configuration des clôtures et des portails, ainsi qu’aux conditions de surveillance », ajoute la circulaire.

Ce diagnostic devra aussi « traiter la question de l’installation de dispositifs de vidéoprotection au sein des locaux ».

« Les établissements repérés devront ensuite déployer dans leurs locaux (...) des policiers ou gendarmes référents, à l’exemple de ce qui est aujourd’hui généralisé dans certaines académies ».

« Sans être présents toute la journée », ces personnels « seront susceptibles d’intervenir en tant que de besoin sur les problématiques de sécurité de l’établissement ».

Ils participeront à l’« élaboration des diagnostics de sécurité comme aux opérations de prévention ».

Recteurs et préfets devront rendre compte de la réalisation des diagnostics et de « leurs conclusions matérielles » pour le 15 mai.

Commentaires SUNDEP :
- il sera facile d’étendre ces mesures (une fois rodées) à l’ensemble des établissements scolaires
- le privé souhaitera bien sûr s’inscrire dans cette démarche : la « protection » des élèves vis à vis de l’« extérieur » fait déjà partie de la « proposition » de la plupart des écoles
- les outils de « vidéoprotection », mais aussi de biométrie (prise d’empreinte, contrôle veineux ... ) sont déjà déployés dans certains établissements.
Les équipes du SUNDEP s’y opposent, notamment en s’appuyant sur les recommandations de la CNIl, laquelle vise à protéger les libertés des citoyens.
Cette circulaire viendra bien sûr renforcer les « sécuritaires ».

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