Prime d’évaluation en CE1 et CM2

samedi 4 juillet 2009

Les évaluations en 1e degré sont contestées ?
- d’un coté on sanctionne les « désobéisseurs » qui critiquent entre autres les logiques de ces évaluations et leur mise en oeuvre,

- de l’autre on accorde une prime, mais en verrouillant au maximum son attribution par un contrôle tatillon et forcément injuste imposé aux inspecteurs.

Certains d’entre eux (SNPI-FSU) refusent d’ailleurs de jouer les supplétifs policiers du gouvernement. Pour eux, "il convient de se tenir à l’écart des procédures d’investigation soupçonneuse et inquisitoriale afin de déterminer qui a fait quoi.
Ce serait contribuer à la déstructuration irresponsable des équipes pédagogiques des écoles."

Le Journal Officiel du 1er juillet publie un décret et un arrêté instituant une prime pour les enseignants procédant aux évaluations de CE1 et CM2. Le montant est fixé à 400 euros.

Mais, particularité importante, c’est l’IEN qui fixe le montant que chaque enseignant percevra pour « la totalité des opérations d’évaluation ».

Article 3
Le montant total à répartir pour une école donnée correspond au taux de référence de l’indemnité multiplié par le nombre de classes de l’école comportant des élèves de CE1 ou de CM2.

Article 4
Le montant de l’indemnité allouée à chaque enseignant remplissant les conditions de l’article 1er est fixé par l’inspecteur d’académie-directeur des services départementaux de l’éducation nationale, dans la limite du taux de référence.

Ce montant est déterminé sur proposition de l’inspecteur de l’éducation nationale chargé de la circonscription dans laquelle se trouve l’école, en fonction de la participation effective des enseignants à ces évaluations.

Cette façon de faire aboutit à demander aux IEN une surveillance des épreuves. Et cela pose problème à certains inspecteurs compte tenu de la forte résistance des enseignants à l’évaluation de CM2.

Pour le Snpi Fsu, "c’est encore aux IEN de proposer une répartition à l’IA-DSDEN qui fixera le montant de l’indemnité alloué à chaque enseignant.

Quid de la gestion des réalités : classes partagées, titulaires-remplaçants, évaluations mises en œuvre partiellement, ou totalement mais pas enregistrées dans l’application web ?« Le SNPI demande à ses inspecteurs de »se tenir à l’écart des procédures d’investigation afin de déterminer qui a fait quoi".

Source Le Café pédagogique


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