Une dérive managériale à l’université aux coûts faramineux...

vendredi 11 mars 2011

Alors que les restrictions budgétaires affectent lourdement les activités pédagogiques et de recherche, sous la pression du ministère, certaines universités dont l’UPEC (Université Paris Est Créteil) se tournent de plus en plus vers une gestion managériale au même titre qu’une entreprise privée.

Comme dans d’autres universités, l’exécutif de l’UPEC fait maintenant appel à des cabinets privés de management/consulting sous couvert d’une exigence de « visibilité » et de « performance ».

Les objectifs de ces cabinets privés sont clairement de prescrire à l’UPEC une réorganisation de ses structures pour soi-disant « améliorer la qualité du service rendu afin de satisfaire des usagers de plus en plus exigeants » et pour « participer à la modernisation de la fonction publique et mobiliser l’ensemble des agents dans une logique de performance ».

Il s’agit du même chemin qui avait été emprunté par France Télécom et par la Poste dont on connaît les dégâts sur ces structures et sur leurs personnels.

Pour atteindre ces objectifs, l’exécutif de l’UPEC a d’ores et déjà fait faire des audits extérieurs dont les coûts sont faramineux :
- 155 000 euros pour la réorganisation du service des études et de la vie étudiante (Cabinet Capgemini Consulting) ;
- 100 000 euros pour la restructuration du Centre de ressources informatiques (société Bull) ;
- 120 000 euros pour l’étude d’un système de pointage et la mise en place d’un logiciel de contrôle du temps de travail des personnels IATOSS (Cabinet Capgemini Consulting) ;

On attend également le coût du projet IDEX dont la rédaction a été confiée à un cabinet privé.



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